Des nouvelles de juin

L’activité de désherbage s’accélère avec, en particulier, des oignons pris dans les liserons malgré les bâches trouées biodégradables. Bilan : des déchirures dans les bâches de plus en plus importantes et propices à de nouvelles adventices… A cela s’ajoutent d’assez grosses pertes (20% ?) dans une terre encore trop humide au début du printemps.

Les pommes de terre ont bien levé. J’espère en avoir fait assez en tenant compte des pertes éventuelles de l’hiver prochain lors de la conservation sans chambre froide.

Côté récolte, les premières tomates sont livrées depuis début juin. Pas assez pour tout le monde, je fais donc des roulements : une fois les petits paniers, une fois les moyens et à suivre les grands. Les poivrons sont aussi au rendez-vous, comme les courgettes (en partie en serre tandis que celles de plein champ commencent à donner).

Les paniers ont été plutôt bien garnis depuis le début des distributions en mai : pois gourmands, pommes de terre nouvelles, navets, radis, choux rave, fenouil, oignons bottes, laitues, blettes, persil, haricots verts, courgettes, concombres, tomates.

Manquent encore à l’appel des carottes récalcitrantes ou prises dans l’enherbement (faux semi raté).

A suivre.

 

Prendre racine

L’expression prendre racine inspire une forme de passivité et d’oisiveté. C’est très injuste quand on considère les difficultés innombrables auxquelles les légumes comestibles, comme le maraîcher, sont confrontés pour  aboutir à une production raisonnable à partir de quelques graines.

La nature du sol, la météo, la micro ou macro faune ont vite fait de vous rappeler que tout ne pousse pas sans peine et que pour un panier récolté, il faut en planter deux (chiffre au doigt mouillé).

Vers taupins dans les racines des salades et des aubergines

Visite des limaces sur les choux raves (malgré les granules d’oxyde de fer)

Dégustation de chou blanc (pas complètement heureusement. Un indice a été laissé par le coupable.

Fouinage et dégradation des bâches biodégradables durant la nuit par un animal au groin robuste.

Dur dur de sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier et adieux jours de repos.

 

Première distribution

Si, en plein champ, c’est toujours l’humidité qui domine, dans les serres, quelques légumes sont prêts et une première petite distribution est organisée. Mâche, laitue, navets bottes. C’est modeste mais c’est aussi symbolique du lancement de l’activité sous toutes ses formes.

On a oublié ses petits sachets, on hésite à se servir, on se renseigne auprès d’amapiens déjà expérimentés, on pèse, on discute. L’AMAP est lancée dans les faits et ça fait bien plaisir.

 

 

Que d’eau que d’eau

Dans les serres, pommes de terre primeur, laitues, radis, blettes, pois gourmands et choux de chine poussent plutôt bien malgré une assez forte pression de limaces (terre humide) et la visite de quelque campagnols.
Malgré une deuxième série de carottes lancée après une bonne préparation du sol, c’est encore raté… Une mesure récente du PH du sol indique clairement un sol trop acide : 5,6 malgré un début de redressement alors qu’il faudrait au moins 6,5 !
Commande de calcaire en cours pour épandage à la main planche par planche car je n’ai pas récupéré assez de cendres.
Coté plein champ, après 4 mois de pluies quasiment quotidiennes, il pleut !  Conséquence : les réserves d’eau seront bien remplies cette année mais impossible de travailler et de préparer le sol convenablement pour l’instant. Les plants attendent fébriles dans la serre à plants. Les bulbilles d’ail d’oignon et d’échalote patientent comme ils peuvent.
Les semis d’aubergines et de poivrons profitent de la vue sur le jardin depuis la baie vitrée de la maison.
 
A noter l’arrêt, comme figée, d’une petite série de concombres. Je penche pour un rempotage dans un terreau humide trop froid. Erreur de débutant..