Un compte d’entreprise dans une banque éthique…

Pour fuir le crédit agricole et ses annexes dans les paradis fiscaux (voir http://financeresponsable.org/fiche-entreprise.php?id_entreprise=15) , j’ai tenté de trouver une banque soucieuse d’écologie et de social pour ma petite entreprise individuelle.
La NEF n’est pas encore assez grande pour offrir les fonctionnalités nécessaires (gestion en ligne, chèque, CB) ;
Le Crédit Coopératif demande 30€ par mois de frais de gestion, soit 10 fois le montant d’un compte de particulier, sans compter la carte bancaire ;
La poste ne fait pas de compte professionnel.

Bref, atterrissage au Crédit Mutuel de Bretagne faute de mieux. Ce n’est déjà pas BNP Paribas, Société générale ou le Crédit agricole.

voir aussi http://financeresponsable.org/entreprise.php

 

L’arrivée des outils

Même si ma démarche est de produire sans brutaliser le sol et en favorisant la vie souterraine, l’usage du tracteur quelques dizaines d’heures par an sera utile sur 1,5 hectares.
Les outils tractés principaux que j’ai retenus sont :

  • un canadien pour l’aération assez profonde des sols trop compactés,
  • un vibroculteur pour une aération plus superficielle et le mélange terre/compost en surface,
  • une herse rotative permettant de créer une structure de sol plus fine en vue des semis directs.

Trouvés sur un site d’annonce d’occasion, les trois outils arrivent. Il sont de 2,5m de largeur tandis que mes planches (plate-bandes cultivés) seront de 1 m !

La disqueuse et le poste de soudure à l’arc vont être nécessaires.

Ca pousse !

Essai de courges : ça pousse ! Mais celles sur bâche tissée ont été partiellement coupées net ou blessées par le bord agressif de la bâche remuée par le vent (penser à bien tendre le tout la prochaine fois).

Essai de betteraves : ça pousse, tant en repiquée qu’en semis.

Essai de patates : ça pousse, mais les taupins de cette ancienne prairie ne sont sans doute pas loin…

Essai de pois gourmands et de fèves : ça pousse

Essai de blettes, un peu tôt pour dire…

A suivre

 

 

Les premiers plants

Soyons optimistes et croyons que l’autorisation d’exploiter préfectorale me sera donnée.

Dans l’attente de cet indispensable sésame, j’ai lancé une centaine de plants de courges issus de graines des exploitations où j’ai fait mes stages.

Plants de courges

Godets de 6×6. En un peu plus d’une semaine, tout lève avec un taux de germination de 99% ! Voila qui est rassurant même si je ne doute pas que les conditions de plein champs et le croisement de la petite ou moyenne faune local mettra mes premiers petits bébés dans une situation moins favorable que devant la véranda de la maison !