Monsanto condamné. Enfin.

Première lourde condamnation de Monsanto aux Etats Unis. Le Jury populaire a eu davantage de courage que les politiques pour s’opposer à cette société d’empoisonneurs. Nul doute que la multinationale récemment rachetée par Bayer va continuer à se défendre et à vendre son glyphosate. Nul doute que les problèmes agricoles sont conséquents pour revenir à une agriculture durable. Mais l’occasion de se réjouir est là et il ne faut pas s’en priver !

Débordé !

Durant ma formation, un graphique montrait le temps de travail au champ pour un seul homme durant l’année. La courbe dépassait largement les 60h par semaine en cette période. Et c’est bien le cas. N’étant pourtant pas au nombre de paniers nominal, je suis débordé par les tâches à mener de front dont, principalement le désherbage et l’arrosage. Parmi les herbes indésirables, la panic pied de coq et le liseron. La première est redoutable en vitesse de développement et possède un tissu racinaire performant. Elle a envahi les carottes par milliers de graines. Ami du désherbage fastidieux à la main, bienvenue ! Le liseron est également très présent sur les parcelles. Il envahit les pommes de terre et les étouffe, en plus du mildiou. Il progresse sans encombre sous les bâches des oignons et les déracine en cas de désherbage trop musclé.

Coté arrosage, essentiellement en micro irrigation, le temps de manipulation des lignes d’eau est long et assez fastidieux. Et qui arrive en force après un bon arrosage ? la panic et le liseron !

Des nouvelles de juin

L’activité de désherbage s’accélère avec, en particulier, des oignons pris dans les liserons malgré les bâches trouées biodégradables. Bilan : des déchirures dans les bâches de plus en plus importantes et propices à de nouvelles adventices… A cela s’ajoutent d’assez grosses pertes (20% ?) dans une terre encore trop humide au début du printemps.

Les pommes de terre ont bien levé. J’espère en avoir fait assez en tenant compte des pertes éventuelles de l’hiver prochain lors de la conservation sans chambre froide.

Côté récolte, les premières tomates sont livrées depuis début juin. Pas assez pour tout le monde, je fais donc des roulements : une fois les petits paniers, une fois les moyens et à suivre les grands. Les poivrons sont aussi au rendez-vous, comme les courgettes (en partie en serre tandis que celles de plein champ commencent à donner).

Les paniers ont été plutôt bien garnis depuis le début des distributions en mai : pois gourmands, pommes de terre nouvelles, navets, radis, choux rave, fenouil, oignons bottes, laitues, blettes, persil, haricots verts, courgettes, concombres, tomates.

Manquent encore à l’appel des carottes récalcitrantes ou prises dans l’enherbement (faux semi raté).

A suivre.

 

Prendre racine

L’expression prendre racine inspire une forme de passivité et d’oisiveté. C’est très injuste quand on considère les difficultés innombrables auxquelles les légumes comestibles, comme le maraîcher, sont confrontés pour  aboutir à une production raisonnable à partir de quelques graines.

La nature du sol, la météo, la micro ou macro faune ont vite fait de vous rappeler que tout ne pousse pas sans peine et que pour un panier récolté, il faut en planter deux (chiffre au doigt mouillé).

Vers taupins dans les racines des salades et des aubergines

Visite des limaces sur les choux raves (malgré les granules d’oxyde de fer)

Dégustation de chou blanc (pas complètement heureusement. Un indice a été laissé par le coupable.

Fouinage et dégradation des bâches biodégradables durant la nuit par un animal au groin robuste.

Dur dur de sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier et adieux jours de repos.

 

Première distribution

Si, en plein champ, c’est toujours l’humidité qui domine, dans les serres, quelques légumes sont prêts et une première petite distribution est organisée. Mâche, laitue, navets bottes. C’est modeste mais c’est aussi symbolique du lancement de l’activité sous toutes ses formes.

On a oublié ses petits sachets, on hésite à se servir, on se renseigne auprès d’amapiens déjà expérimentés, on pèse, on discute. L’AMAP est lancée dans les faits et ça fait bien plaisir.