L’eau puis la neige

L’occasion est rare de se promener à Lancieux sous la neige. Environ 10cm ces derniers jours accompagné de températures nocturnes jusqu’à -8°C.

Après une grosse période pluvieuse apportant de l’eau jusqu’à l’intérieur des serres (et interdisant l’installation des pommes de terre primeur à cet endroit), c’est la neige et le froid.

Quelques inquiétudes pour les derniers choux et les fèves protégées initialement par un voile thermique que j’ai vite retiré pour que, sous le poids de la neige, il n’écrase pas les fragiles tiges.

Inquiétude aussi pour les films des serres, soumis à la pression de quelques congères.

Loin de ces préoccupations, bien au chaud dans le salon, les graines d’aubergines et de tomates semées en terrine.

Récoltes avant les gelées

 Avant les gelées à venir, je récolte les carottes et betteraves. Les mouches mineuses de la carotte sont moins présentes cette année (voilage plus efficace) ce qui est une bonne nouvelle. Pour autant, les mulots sont toujours là et apprécient beaucoup ces légumes tendres et sucrés.

Palox maison pour le stockage des carottes
Mulot gourmand

Le rendement moyen semble tout de même bon à ce stade de la récolte. Le stockage est réalisé dans du sable et dans des palox maison.

Quelques beaux choux Romanesco. Moins bien pour les choux fleurs.

Problème sur les épinards… Je pensais à une attaque d’acariens mais les racines brunâtres laissent aussi envisager un champignon tellurique genre fusarium. Pas de certitude. J’ai relancé une série pour compenser les pertes et tente quelques pulvérisations de bicarbonate de sodium.

Récolte des courges

Environ 1300 kg de courges cette année sur 12 planches sur bâches tissées et quelques autres sur foin avec un rendement moindre (chénopodes, liserons et chardons n’ont pas vu le panneau « interdit aux herbes concurrentes »).

Récolte sous la pluie entre rosée du matin et petites averses. Pas facile d’appliquer les consignes théoriques de séchage un ou deux jours au champ avant entreposage.
D’où un passage quelques jours dans une des serres avant stockage dans une petite pièce récemment construite à cet effet.

Je vais également acheter un déshumidificateur pour tenter d’être environ à 70% d’hygrométrie et 12°C.

L’an passé, pour cause de condensation trop forte dans le hangar et de pourrissement des fruits, j’avais dû déménager une soixantaine de cagettes de courges dans la chambre d’amis de la maison ! Une déco originale mais une température trop élevée.

A suivre …

ouf !

Fin de la période d’été qui, malgré quelques précieux coups de main d’amapiens motivés, fut assez épuisante.
Les jours qui raccourcissent annoncent une période plus calme (passage de 60h à 40h/sem environ).
Les pommes de terre et oignons sont rentrés, près d’une tonne et demie pour les premières, environ une tonne pour les seconds.

Il n’y a pas eu de grosse catastrophe cette année. Pas de ravage de tuta-absoluta dans les tomates (quelques traces tout de même), pas de sécheresse insupportable contrairement à d’autres régions françaises.

Maïs doux sur bâche 4 rangs tous les 25cm

Les mulots se sont tout de même bien régalés, comme les tenthrèdes sur quelques choux.

Quelques tenthrèdes sur les choux malgré le voile (pas assez bien fixé)

A suivre, récolte des betteraves, carottes et autres légumes racines. Les poireaux désherbés et butés déjà deux fois devraient mieux se tenir que l’an dernier.

Je conclus ce billet en vous invitant vivement à regarder ce petit documentaire de moins d’une heure. Refuserons-nous un jour les méfaits des produits chimiques de synthèse, notamment en agriculture ? Pas sûr, et on comprendra pourquoi au visionnage. Encore de quoi remercier les agriculteurs qui n’entendent rien changer tout comme les élus qui les soutiennent.