Bilan de fin de saison 2020-2021

C’est bientôt la fin des légumes de conservation et des distributions.

L’assemblée générale de l’AMAP, en visio-conférence pour cause de covid, fut l’occasion de dresser un petit bilan de l’année agricole (de mai 2020 à mars 2021).

Globalement, une bonne saison avec 42 paniers. Bon rendement en production (pommes de terre, oignons, courges, tomates, poireaux, mâche etc.).

Quelques difficultés tout de même… Je passe sur les pertes liées aux mulots qui sont les principaux ravageurs. Un problème sans solution efficace mais au moins bien identifié !

Beaucoup de perte de courges malgré la nouvelle petite salle et le déshumidificateur. Je pense isoler la face interne du mur extérieur de la salle qui capte le froid et l’humidité. De surcroît, au delà d’un petit mouvement d’air intérieur, je pense utile de créer périodiquement un renouvellement de l’air et éviter une concentration de spores.

courges pourries
Beaucoup de courges sont parties au compost…

Autre problème non résolu : des épinards qui jaunissent et meurent. Ce n’est pas une asphyxie liée à un excès d’eau ni une attaque d’acariens. Je penche pour un virus dans le sol qui passe par les racines mais difficile d’en être certain. En tout cas, une troisième variété théoriquement plus résistante est touchée aussi.

Quelques difficultés de conservation des carottes et des navets dans un sable trop humide (achat de sacs de sable stockés sous la pluie à l’extérieur du magasin de matériaux).

Heureusement, j’avais sur-dimensionné les plantations pour palier ces éventuelles pertes. Les paniers furent bien remplis. Revers de la médaille, l’été fut rude en temps de travail, week end compris, malgré quelques coups de main d’amapien/ne/s.

Seul impact concret du covid, la préparation des paniers fut réalisée presque toute l’année à la ferme.
Une quinzaine de paniers a été donnée aux bénéficiaires du CCAS de Lancieux et quelques cagettes de courgettes, radis noirs, oignons à l’épicerie solidaire de Ploubalay. J’ai également vendu des oignons à la coop bio de Dinard

C’est parti pour la saison 4 !

Rempotage des tomates « black prince »

L’eau puis la neige

L’occasion est rare de se promener à Lancieux sous la neige. Environ 10cm ces derniers jours accompagné de températures nocturnes jusqu’à -8°C.

Après une grosse période pluvieuse apportant de l’eau jusqu’à l’intérieur des serres (et interdisant l’installation des pommes de terre primeur à cet endroit), c’est la neige et le froid.

Quelques inquiétudes pour les derniers choux et les fèves protégées initialement par un voile thermique que j’ai vite retiré pour que, sous le poids de la neige, il n’écrase pas les fragiles tiges.

Inquiétude aussi pour les films des serres, soumis à la pression de quelques congères.

Loin de ces préoccupations, bien au chaud dans le salon, les graines d’aubergines et de tomates semées en terrine.

Récoltes avant les gelées

 Avant les gelées à venir, je récolte les carottes et betteraves. Les mouches mineuses de la carotte sont moins présentes cette année (voilage plus efficace) ce qui est une bonne nouvelle. Pour autant, les mulots sont toujours là et apprécient beaucoup ces légumes tendres et sucrés.

Palox maison pour le stockage des carottes
Mulot gourmand

Le rendement moyen semble tout de même bon à ce stade de la récolte. Le stockage est réalisé dans du sable et dans des palox maison.

Quelques beaux choux Romanesco. Moins bien pour les choux fleurs.

Problème sur les épinards… Je pensais à une attaque d’acariens mais les racines brunâtres laissent aussi envisager un champignon tellurique genre fusarium. Pas de certitude. J’ai relancé une série pour compenser les pertes et tente quelques pulvérisations de bicarbonate de sodium.

Récolte des courges

Environ 1300 kg de courges cette année sur 12 planches sur bâches tissées et quelques autres sur foin avec un rendement moindre (chénopodes, liserons et chardons n’ont pas vu le panneau « interdit aux herbes concurrentes »).

Récolte sous la pluie entre rosée du matin et petites averses. Pas facile d’appliquer les consignes théoriques de séchage un ou deux jours au champ avant entreposage.
D’où un passage quelques jours dans une des serres avant stockage dans une petite pièce récemment construite à cet effet.

Je vais également acheter un déshumidificateur pour tenter d’être environ à 70% d’hygrométrie et 12°C.

L’an passé, pour cause de condensation trop forte dans le hangar et de pourrissement des fruits, j’avais dû déménager une soixantaine de cagettes de courges dans la chambre d’amis de la maison ! Une déco originale mais une température trop élevée.

A suivre …